Les fondateurs de la société de sécurité "Rosebud", en 1981, ont été inspirés par le film "Citizen Kane" de l'américain Orson Welles sorti en 1941 et par le mot énigmatique "Rosebud" pour trouver une enseigne originale à leur entreprise.
Les fondateurs de Rosebud sécurité ont probablement aussi été inspirés par la scène de début du film : une pancarte filmée en gros plan, l’interdiction "No trespassing" ("Défense d'entrer") qui est immédiatement transgressée par la caméra qui franchit les grilles de Xanadu.
Ce film arrive régulièrement en première place des sondages auprès des critiques anglo-saxons, voire internationaux, concernant les plus grands films de l'histoire du cinéma. Il se trouve par exemple en tête depuis une trentaine d'année du classement établi par l'American Film Institute.
Dans les années 1990, les nombreux agents de sécurité de la société Rosebud étaient tout simplement appelés les rosebuds. Nom qui manqua de peu d'entrer dans le language populaire comme un delco en automobile, un frigidaire dans la cuisine, un babyliss pour les dames ou les pinkertons aux Etats-Unis pour désigner les détectives privés.
Les anglais les avaient surnommés les "red jacket" car ils arboraient des blousons de couleur rouge spécialements étudiés et réalisés par Chevignon. Maxime, l'humoriste, reprendra d'ailleurs l'idée du blouson rouge dans son sketch du portier de discothèque.
Les détracteurs de Rosebud sécurité ont vite répandu l'idée que le fameux mot-clé prononcé par Kane veut dire littéralement "bouton de rose". On dit que ce mot était utilisé par William Randolph Hearst pour désigner le clitoris de sa maîtresse, Marion Davies (ce mot est également employé par La Mettrie pour désigner le clitoris, notamment dans "L'art de jouir"). Certains estiment que c'est une des raisons pour lesquelles William Randolph Hearst a essayé d'interdire le film à sa sortie. Otto Preminger rendra hommage à ce film avec son propre film "Rosebud" en 1974.
Citizen Kane :
Au début des années 1940, Charles Foster Kane meurt dans son manoir de Xanadu, en prononçant dans un dernier souffle "Rosebud" ("bouton de rose"). Ce dernier mot énigmatique attire la curiosité de la presse. Le journaliste Thompson est chargé de l'enquête, et va rencontrer différentes personnes ayant côtoyé Kane. Ces rencontres sont accompagnées à chaque fois de flashbacks qui lèvent toujours un peu plus le voile sur sa vie.
Héritier de la fortune laissée par sa mère, Kane devient un grand magnat de la presse. Il épouse la nièce du président, et espère faire une carrière politique, carrière qui s'interrompt lorsque l'on apprend qu'il trompe sa femme avec une pseudo-cantatrice. La première demande le divorce, et Kane épouse alors la seconde, qui se sépare de lui par la suite. Kane finit par mourir seul dans son immense manoir inachevé.
Chaque personne ayant côtoyé Kane a une perception bien particulière du personnage, souvent très différente de celle des autres : les récits, mêmes entrecroisés, ne font qu'éclairer certains aspects ponctuels de Charles Foster Kane.
Orson Welles s'est inspiré d'un personnage réel : William Randolph Hearst (1863-1951), qui s'était réfugié dans un château, Hearst Castle, à la fin de sa vie, comme Kane à Xanadu dans le film. Toutefois, d'autres sources, et certains auteurs, comme Peter Harry Brown et Pat H. Broeske, ont fait valoir que le film devait être, à l'origine, une biographie, plus ou moins fidèle, du millionnaire Howard Hughes, alors connu à la fois pour ses entreprises cinématographiques (Les anges de l'enfer, Scarace), pour ses records et ses activités dans l'aviation et pour certaines excentricités (il était victime de troubles obsessionnels compulsifs, lui faisant par exemple répéter plusieurs fois de suite la même phrase, et il souffrait d'une phobie des microbes). L'ironie veut que Howard Hughes soit devenu quelques années plus tard le patron de la RKO qui a produit le film.